Running : le dossier tendinites [1/5]

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Running : le dossier tendinites [1/5]
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Première partie (les tendinites)

 

Été 1988

J’en suis à ma deuxième année d’athlétisme. Et à 12 ans, je m’apprête à signer ma première licence en club. C’est facile pour moi de me rappeler de cette année 88 pour deux raisons.

Cet été là, je joue à « Ben Johnson » dans le jardin de mes parents. J’essaye de reproduire sa sortie des blocks avec une poussée quasiment identique sur les deux pieds. Comme bien-sûr je n’ai pas de starting blocks, je creuse deux trous dans la terre avec la truelle de papa, comme les athlètes d’avant guerre !

Les Jeux Olympiques de Séoul se dérouleront quelques semaines plus tard. Les dernières bribes de naïveté de l’enfant que je suis alors voleront en éclats suite à la disqualification de mon ex-idole pour dopage. (mais ça c’est une autre histoire…)

La deuxième chose dont je me souvienne particulièrement, c’est une odeur qui me revient souvent en tête. L’odeur du produit que je m’applique alors quotidiennement sur mes tendons d’Achille endoloris.

Était-ce un anti-inflammatoire ? Probablement. C’était un liquide qui s’appliquait directement grâce à une mousse fixé au sommet du flacon.

Son odeur reste définitivement encrée dans ma mémoire, et la douleur avec elle. Car oui, à 12 ans j’avais des tendinopathies sévères aux 2 tendons d’Achille !

 

Des tendinites à 12 ans

Pourtant je ne m’entraînais qu’une fois par semaine, parfois deux. Malgré cela mes résultats étaient encourageants. Au printemps 1988, je réalise 2’52’’2 au 1000 mètres, chez les benjamins. Mais après chaque course je peine à me déplacer à cause de la douleur.

Et quand, dans le jardin, je joue trop longtemps à « Ben Johnson », je ne peux plus marcher.

Et que dire de ma démarche le matin au réveil ?! Un grand père m’aurait mis la misère sans problème sur 50 mètres :p

Inutile de vous dire que j’ai vu des médecins. Et des séances chez le kiné, j’en ai fait beaucoup ! Mais sans résultats probants.

Comme pour tous ceux qui sont atteints de ce type de pathologie, on m’a même conseillé d’arrêter de courir… C’était mal me connaître. Et de toutes façons, je ne savais pas faire grand chose d’autre ! J’ai donc persévéré.

 

Fin 1989, je change de club pour faire confiance à un coach qui semble vouloir m’aider à trouver une solution à ce mal. Nous passons tout en revue, en faisant des semelles orthopédiques, des soins chez le kiné, des visites chez l’ostéo.

Mon entraînement change aussi. Il est moins difficile et moins intense, mais les séances sont plus nombreuses.

Si tout cela soulage parfois la douleur, l’inflammation reste là, prête à surgir à la première occasion.

 

Dossier tendinites / tendinopathies

Des rencontres

Puis de lectures en lectures, de rencontres en rencontres, nous faisons connaissance d’un diététicien d’avant garde, âgé alors d’une soixantaine d’années.

Grâce à sa longue expérience personnelle, professionnelle et sportive, il nous propose de nouveaux concepts, de nouvelles méthodes. C’était révolutionnaire pour l’époque. Cela ne devrait plus l’être aujourd’hui.

Ces mésaventures ont eu des vertus. Cela m’a obligé à m’intéresser précocement à la physiologie humaine, aux principes de l’entraînement, et à tous les facteurs qui peuvent influer sur la santé et la performance.

J’en ai appris long sur moi-même pendant plus d’une décennie. Et c’est la plus grande richesse que la course m’ait apporté, bien au delà de mes performances et de la satisfaction qu’elles m’ont ponctuellement procuré.

Cela illustre parfaitement cette célèbre citation de Confucius :

 

« Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne,

mais dans la façon de la gravir ».

 

Certes, il n’est pas aisé d’être sujet aux tendinites. Mais depuis les années 1990, elles ne m’ont plus jamais empêchées de courir, ni même de performer à mon meilleur niveau du moment. N’est-ce pas là le souhait de tout runners ?

Ce que je vous propose de faire dans mes 4 prochains billets, c’est l’inventaire de ce qui vous permettra d’éviter ou de vous débarrasser de votre tendinite.

Ces méthodes ont maintenant fait leurs preuves, sur moi, puis sur de nombreux athlètes que j’ai entraîné.

 

Je vais tout vous livrer. Désolé par avance si cela heurtait vos certitudes.

 

En attendant le prochain post, rendez-vous sur la page Facebook et cliquez sur j’aime afin de ne pas manquer la suite de ce dossier.

 

Billet 2/5 : Origine et facteurs déclencheurs

Billet 3/5 : les soins

Billet 4/5 : le terrain (pas celui auquel vous pensez…)

Billet 5/5 : la prévention


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