Les 10 voleurs d'énergie

Running : les 10 voleurs d’énergie le jour de la course

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Les plus grands voleurs d’énergie pour les coureurs, le jour de la course.

L’entraînement, tout au long de la saison, permet d’améliorer nos capacités physiques et nos aptitudes mentales à affronter la compétition.

A force de sueur et de larmes (ok, là j’en fait un peu trop…), nous atteignons ce que j’appelle notre « niveau de performance potentiel »…. que nous ne concrétisons que rarement ! En effet, ce potentiel est soumis à de nombreux aléas et influences. Certains ne sont pas maitrisables, comme la météo ou le profil de la course. D’autres facteurs viennent en revanche vous parasiter et grignoter votre potentiel.

Ces 10 facteurs là sont facilement évitables. Je les ai appelé les 10 voleurs d’énergie.

>> Dites moi dans les commentaires quel est votre score sur 10 😉

1.    Le voyage

Conduire mobilise d’importantes ressources cognitives, et ça fatigue ! Ajoutons à cela le fait que de rester assis compresse les ischios et les fessiers, perturbant la circulation sanguine, et vous comprendrez aisément qu’il est facile de laisser « des plumes » dans le voyage vers le lieu de votre course.

Solution : L’idéal est de pouvoir partir la veille, quand le voyage va durer plus de 3 heures. Et dans le cas contraire, éviter de conduire tout le trajet et faire de nombreuses poses permettra de contrer les effets négatifs de la route.

2.    La digestion

La digestion, et les nombreux organes qui y participent mobilisent environ 30% du flux sanguin. Autant de sang (et donc d’énergie) qui ne sera pas disponible pour courir. « Il faut manger 3 heures avant la course ». Qui n’a jamais entendu ce conseil ?? Et bien pour beaucoup c’est la dernière chose à faire ! En effet, le stress ralenti la digestion, et puis dès que l’on commence à courir (à l’échauffement), la digestion est stoppée. En fait, 3 heures est le délai minimum à respecter, et il faut considérer que c’est le délai entre la fin du repas et le début de l’échauffement.

Solution : terminer le repas 4 à 6 heures avant l’échauffement convient nettement mieux à la plupart d’entre nous. C’est d’ailleurs le délai que vous observez, de fait, les jours d’entraînement quand le repas s’est terminé vers 13h et que l’entraînement commence à 18h ou 19h. Et ça se passe toujours très bien 😉

3.    Le manque d’hydratation

Vous connaissez la fameuse formule ? 1% de déshydratation provoque une baisse des performances de 20%. S’il y a actuellement débat sur la justesse de ce calcul, le fondement reste juste. Si vous n’êtes pas assez hydratés, votre rendement en sera affecté, et le risque de blessure augmentera sensiblement.

Solution : Soignez (encore plus) votre hydratation dans les 2 à 3 jours qui précèdent la course. Car dans les dernières heures, il est trop tard…

4.    Faire 10 fois la course dans sa tête

Même mentalement, s’imaginer dans la course à essayer de prévoir l’imprévisible va provoquer des effets bien réels sur l’organisme. La libération des hormones du stress va élever le métabolisme et littéralement puiser inutilement dans vos réserves énergétiques.

Solution : méditer ou faire de la relaxation va permettre au contraire de lutter contre le stress néfaste d’avant course. Un bon bouquin peut aussi faire l’affaire, pour vous aider à penser à autre chose !

5.    Les copains qui ne sont pas concentrés

Partir en déplacement avec des copains, et partager les bons moments, c’est un peu l’essence du running pour beaucoup. Mais le stress se partage très bien aussi !. Ce stress qui fait que certains s’agitent, gesticulent, tchatchent sans cesse à l’approche de la course. Et si vous y êtes sensible, cela peut vous conduire à la catastrophe…

Solution : mieux vaut être seul que mal accompagné ! Choisissez donc avec soin les personnes qui seront du voyage ^

6.    Le manque d’organisation

Vous êtes un peu « bordelique » ?? Vos bouteilles d’eau sont restées à la maison ? Vous n’avez pas de justificatif d’identité pour retirer votre dossard ? Vous ne trouvez qu’une chaussette au moment de mettre votre tenue ? Et pendant que vous courez après vos affaires, le stress dilapide votre énergie. Pas de doute, vous serez déjà à plat sur la ligne de départ…

Solution : Préparez votre affaires la veille ! Repassez mentalement votre jour J en revue pour vous remémorer ce dont vous aurez besoin. Et si c’est un problème récurent chez vous, élaborez votre check-list du matériel à emporter.

7.    Un mauvais échauffement

L’échauffement à de nombreuses vertus, dont celle de mettre en route la filière aérobie, celle qui nous sert à produire l’énergie nécessaire sur une course de fond.

Si vous êtes mal échauffés, votre organisme trouvera toujours l’énergie au départ de la course, mais en contractant une dette d’oxygène qui devra être remboursée tôt ou tard.

Solution : faire au moins 20’ de footing en endurance fondamentale lors de l’échauffement, et trouver les moyens pour rester actifs jusqu’au coup de pistolet (gammes, accélérations, etc.).

8.    Les accessoires

C’est déjà difficile de courir. Alors si en plus il faut « laisser du jus » à bidouiller sa montre GPS qui bug, le cardio qui ne capte pas, ou les lunettes qui glissent, on dépense encore beaucoup d’énergie qui ne nous servira pas à avancer.

Solution : pour courir heureux, courez léger ! Dépouillez vous de tous les accessoires qui ne vous sont pas absolument nécessaires.

9.    Un mauvais choix de vêtements

Souvent, j’observe que les coureurs sont trop couverts pendant les courses. Or, la chaleur est l’ennemie numéro 1 du coureur. En effet, la capacité à faire durer un exercice en endurance réside principalement dans votre capacité à évacuer la chaleur produite par les muscles (la thermolyse). Être trop couvert est donc un obstacle dans l’atteinte de votre objectif !

Solution : Faites les bons choix ! Et si vous craignez d’avoir froid, optez pour des vêtements qui peuvent s’ôter facilement : manchettes, casquette, gants. Pour attendre le moment du départ sur une grande course ? Choisissez un vieux tee-shirt publicitaire que vous pourrez jeter le moment venu.

10. Se comparer aux autres

Ce dernier point n’est pas des moindres, surtout chez les plus compétiteurs d’entre nous. Certains ne peuvent pas s’empêcher de se chercher des adversaires dans la foule au retrait des dossards ou à l’échauffement. Et ils y laissent une énergie folle, en pure perte !!! « Il est affuté, il doit aller vite ! », « t’as vu le matos qu’il a celui là ! », « et lui, il est noir, il va finir devant moi ! ». Résultat : les pensées s’éparpillent, et l’énergie avec.

Solution : restez centrés sur vous, et attachez vous a conserver des pensées positives pour encrer votre détermination, votre confiance en vous.Et puis gardez bien en tête ce proverbe espagnol : « Notre plus grand adversaire ne nous quitte jamais, parce que notre adversaire, c’est nous-mêmes.»

 

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